Fixed Gear, Portrait Fixie

CLEMENCE

7 février 2011

Ma première fixie girl ! Je vous l’avais annoncée dans l’article sur Thomas il y a déjà un bon bout de temps… Nous y voilà plus de trois mois plus tard ! Vous connaissez désormais ma rapidité d’exécution. 


Nous nous rencontrons pour la première fois avec Clémence lors de la soirée consacrée au film Ghost Riders de Jérémie Halkin au Bicycle Store. Durant la soirée, je l’observe et je m’aperçois rapidement que c’est vraiment le style de nana que je voudrais pour mon  premier portrait de fixie girl. Trendy mais pas trop, en fixie mais pas fixée et débutante. Nous avons déjà fait la connaissance de quelques fixés expérimentés, passons maintenant aux débutants.

Nous nous retrouvons quelques jours plus tard pour un premier shoot. Malheureusement de retour à la maison, je m’aperçois qu’il y a eu problème technique. Nous devons  recommencer. Après plusieurs autres RDV « foirés » on se retrouve, enfin, un peu avant Noël. Je voulais absolument shooter Clémence sur le Canal St Martin. Je trouvais qu’elle correspondait tout à fait à l’état d’esprit du Canal et que son vélo collait parfaitement au décor. Mais, Oh joie du climat Parisien, pluie et neige se sont invitées ce jour là. Loupé pour le Canal et ses jolies petites photos clichées à la Amélie Poulain. Et là, panique. Il faut trouver une solution de repli. Nous n’avons plus le choix dans deux jours tout le monde prend la route des vacances de Noël. Nous devons sans faute faire ces photos aujourd’hui samedi 18 décembre 2010. Autre impératif, nous prévoyons une petite expo avec Clémence, Thomas (le fixie vert écolo vu précédemment et accessoirement son boyfriend) et Vincent (le fixie bleu vu lui aussi prédédemment) et les photos, entre autre celles de Clémence doivent être prêtes pour la rentrée. Je reviendrais un peu plus tard sur l’expo, don’t worry. Donc, je pars à la recherche d’une solution de repli. Un coup de fil plus tard et hop c’est réglé.
Un couple d’ami vient d’ouvrir une galerie d’art contemporrain dans le troisième arrondissement de Paris. Depuis le jour où j’ai découvert les lieux, même en plein travaux et avec des pots de peintures partout, j’ai très envie d’y shooter un de mes accros au bitume. Ce sera donc Clémence. Et finalement c’est d’une évidence sans pareil. Je remercie les nuages d’avoir laissé tomber ces quelques gouttes de pluie et ces quelques flocons ce jour là. Et oui, Clémence est assistante commissaire priseur. Elle organise des ventes à l’Hotel de ventes de Drouot de tableaux, de mobilier, de montres, de livres, de photo, de mode. Alors, si je puis me permettre, faire son portrait dans une galerie, ça cadre plutôt bien. Et question galerie on est plutôt bien servie. Mes amis Hugues et Délphine, souvenez le tout premier article du blog, et leur acolyte Séverine ont tenté un pari risqué cet automne en ouvrant une galerie d’art contemporain. Bien plus qu’une galerie, j’ai l’impression d’être au musée. D’une, dans le choix des artistes, deux, par l’architecture du lieu et trois, les risques qu’ils prennent en consacrant des expos à des artistes dits, selon mon lagage et mon interprétation, de musée. Parmi eux, j’ai déjà mon petit chouchou. Rero. Et ça tombe bien parce qu’ à partir du 12 février c’est à son tour d’être à l’honneur pendant plus d’un mois. Et si vous voulez en savoir plus, il vous faudrait peut-être le nom de la galerie… il s’agit donc de Backslash Gallery au 29, rue Notre-Dame-de-Nazareth dans le 3e. Pour découvrir leurs artistes avant de leur rendre visite c’est par ici. Ils ont même un super blog avec plein de très bons articles sur l’actualité de l’art contemporain. 





Revenons à Clémence.


Nous nous retrouvons donc à la galerie Backslash. Moi, en retard, comme d’habitude et Clémence et Thomas à la bourre pour leurs cadeaux de Noël, donc pressés. On attaque vite les premières photos et finalement chacun oublie son retard. Comme la première fois Clémence se prête au jeu malgré sa timidité et sa gêne à poser devant un appareil. Thomas admire les lieux, normal, il en est l’archi. Et oui, le monde est tout petit parfois et tout le monde se connaît.

J’aime beaucoup le look de Clémence ce jour là. Je trouve qu’il s’accorde parfaitement aux lieux, à son fixie et à l’image que j’ai d’elle. J’aurais envie de m’attarder sur les détails de sa tenue; mais laissons à Garance Doré, ce qui est Garance Doré.
Clémence pose devant les oeuvres de Rero, les toiles de Fahamu Pecou, les aquarelles de Frédérique Levèque ou encore devant les photos de Astrid Kruse Jensen. Elle s’accorde avec le décor et son fixie devient presque une oeuvre. Limite on aurait pu l’accrocher au mur.

Son fixie est ce qu’on appelle conversion. Ce qui veut dire que ce n’est pas un vélo neuf déjà monté en fixie. Une conversion c’est le fait de transformer un vélo dit « normal, classique, traditionnel » bref, à vitesse, en pignon fixe. 
Clémence est une passionée du vintage. Avant de se mettre au fixie avec Thomas, elle faisait un peu de vélo mais était surtout attirée par les vélos anciens. Sa passion pour le vintage ne se limite pas qu’aux vélos. Elle apprécie tout ce qui est meubles des années 50, voitures de collection, objets anciens… C’est aussi une sportive invétérée. À son actif foot, footing et tennnis. Le fixie devient alors un très bon compromis: un objet vintage retappé grâce auquel elle peut faire du sport et se dépenser physiquement.

Son cadre lui vient du père de Vincent, c’est un vieux Talbot. Comme pour Thomas, il ne s’agit pas d’un cadre dit « de fille » mais d’un cadre mixte qui permet une utilisation semi course en ville. Dans les années 60, ce cadre est blanc mais depuis 2010 il est vert d’eau. Et cette fois-ci rien à voir avec les tendances écolo du jeune couple, juste un peu de nostalgie. Clémence avait une Austin Mini qui était de la même couleur. L’élégance du vert se marie parfaitement avec les divers éléments en cuir Brooks. Le pédalier et les pédalles sont des réeditions des années 50. Les pneus sont slicks (lisse) pour prolonger la pureté de la ligne. Hormis l’étrier et le levier de frein avant, c’est un fixie monté avec de vrais pièces du passé. La parfaite harmonie entre l’héritage d’un vélo vintage et de sa conversion. Ce fixie a le charme et l’élégance qui correspondent parfaitement à Clémence. La pureté de son dessin lui donne une vraie valeur esthétique. Croyez moi de près, il est impressionnant. 








Clémence n’est pas une rideuse qui va skider à tous ls coins de rue. Elle est plutôt du genre balade et sortie en groupe. Elle apprécie également l’aspect pratique pour se déplacer dans Paris. Mais là, malheureusement pour elle, elle est privée de son vélo pour quelques temps. Comme je vous le disais en début d’article nous faisons un petite expo ensemble. Vincent, Clémence et Thomas exposent durant deux mois, trois de leurs créations, dont le vélo de Clem. Et aux côtés de ces vélos vous pourrez voir cinq de mes photos. Ca se passe chez Ishoes au 26, rue du Roi de Sicile dans la Marais, Paris 4e. C’est un shop de chaussures où vous serez gentiment accueillis par David et Joachim. Une fois le vélo et les photos vus vous repartirez sans doute avec une petite paire de Vans Authentic ou les dernières Converse. Allez-y, c’est jusqu’au 28 février.

Et  pour terminer, comme chaque fois, on se quitte sur de la zicmu. 
Pour Clémence se sera le succulent Basic Space de The XX et le décalé Heartbroken Forever de Tender forever.


A très bientôt chers lecteurs avec un skateur, ouhaaa enfin ! Du fixie et du freestyle.








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