Bike, Event

L’EROICA REPORT

21 novembre 2011


Avant toute chose, je vous invite à cliquer par ici, histoire de vous mettre dans l’ambiance. La musique démarre, imaginez que vous êtes en plein soleil au coeur de la Toscane, entourés de pins, de vignes, de Chianti et de vélos. Le décor est planté.

Nous sommes le vendredi 30 Septembre 2011, je retrouve dans le salon d’embarquement n°3 d’Orly, mon ami Fabrice alias Fuego. Coursier chez Coursier.fr, nous nous retrouvons sans le savoir dans le même avion pour Pise. Nous rejoignons ensuite Marie-Julie et Mehdi du Coq Sportif, avec qui nous allons faire le voyage. Nous partons pour L’Eroica 2011. 
L’Eroica, c’est quoi ? C’est une course de vélo à l’ancienne qui existe depuis 1996 et qui prend la forme d’un cyclotour. Giancarlo Brocci, le PADRE, a créé cet événement afin de préserver, en les faisant connaître, les fameuses routes blanches de Toscane. C’était au départ le bonus d’une course existante, qui a finalement pris toutes son ampleur au fil des années. L’Eroica est désormais un cyclotour à part entière qui réunit plus de 3000 personnes depuis l’année dernière. C’est un RDV de collectionneurs, de passionnés et d’amateurs de vieux vélos. Les règles sont strictes. Les vélos doivent dater d’avant 1987 et les tenues doivent être elles aussi d’époque. 

Après un vol d’une 1h40, nous arrivons sous le soleil de Pise. 1h30 plus tard, nous arrivons à Sienne au son de l’iPod de Fuego et des plus grands tubes Italiens.
Nous sommes agréablement accueillis par l’équipe du Coq qui nous répartit dans nos chambrées. 
19h30, nous avons rendez-vous pour aller dîner. C’est avec beaucoup de plaisir que je retrouve les copains du Bicycle Store et Marc « Sich » du mag Steel.
Nous partons à pied dans Sienne. Cette ville est magique. L’architecture et l’odeur des rues nous transportent vraiment ailleurs. Les locaux que nous croisons nous ravissent avec leur parler chantant. Il fait chaud, tout le monde est de bonne humeur, c’est bien ça, nous sommes en Italie. Au détour d’une petite rue, en passant sous un porche nous arrivons sur la place du palais, El Palio. La claque ! Impressionnée par la beauté de la place, je reste sans voix pendant plusieurs secondes (ce qui est plutôt rare chez moi, vue la pipelette que je suis).


Nous nous attablons dans un des restaurant sur la place. Un vrai décor de cinéma. Nous sommes une centaine à faire ce voyage avec le Coq Sportif et malgré le nombre, on perçoit déjà une certaine osmose dans le groupe. On fait connaissance, on se demande comment s’est passé le voyage, avec qui on partage la chambre, qui est qui… La bonne ambiance est de la partie et du coup ça papote dans tous les sens. Ça parle vélo, chiffon, twitter, instagram, on entend des « mais on se connaît, on s’est déjà vu à la soirée de… », des « where do you Come from ? », des « mais tu connais mon pote Po..ky ? »…
Sans vouloir la jouer cliché, j’ai pris deux secondes de recul dans la soirée et je me suis dit « bah mince, c’est ouf cette ambiance, je me sens vraiment bien avec toutes ces personnes… ». En plus, cerise sur le gâteau, quand, vers 23h, comme sortie d’un film de Scorsese, nous apercevons de l’autre côté de la place un éléphant accompagné d’un groupe d’homme chantant et brandissant un fanion….!!!…!! 

Non, mais comment est-ce possible ? Nous commençons à remercier Le Coq Sportif, pour l’originalité du spectacle… Mais bien sûr la réalité était toute autre. En effet, chaque année a lieu la course du Palio. Les 17 quartiers de Sienne s’affrontent et défendent leurs couleurs. Chaque quartier est représenté par un cavalier et son cheval. Majestueuse et dangereuse cette course rassemble beaucoup de monde et suscite la curiosité. Cette année, c’est le quartier de l’éléphant qui a gagné, d’où sa présence ce soir là pour symboliser sa victoire. 

Sur ce, nous terminons la soirée dans le bar d’à côté… Soirée gentille pour certains, un peu plus lourde de conséquences pour d’autres le lendemain matin au réveil…
Réveil 8h, OUCH ! Départ 9h pour Gailole In Chianti. Bien sûr, nous sommes partis plus tard que prévu…. En même temps, demander à 100 personnes d’être synchro, c’est mission impossible… 
Après plus de 30 min de bus, nous enfin arrivons à Gaiole In Chianti. Gaiole est un petit village situé à 65 km au sud de Florence et à 30 km au nord de Sienne à 360 mètres d’altitude. Ce tout petit village est envahi par plus de 3000 à 4000 personnes, selon les années, tous les premiers week-end d’octobre depuis 16 ans à l’occasion de l’Eroica. Ce village est fort agréable et fort charmant.

Après une présentation officielle de l’Eroica par son organisateur Giancarlo Brocci, interviennent quelques représentants de notre assemblée, dont  Fuego qui représente les coursiers de Paris.
Une fois les présentations terminées, nous allons à la caravane du Coq pour récupérer nos vélos. J’ai beau insister pour avoir un Bianchi, pas moyen. J’ai même essayé de faire les yeux doux au beau brun du staf Italien, rien, nada, quetchi…. Pour la peine je me suis retrouvée avec un vélo trop grand !!!

Je pars alors faire un tour dans la foire aux vélos. A peine le premier stand en vu, je comprends déjà qu’ici on ne rigole pas avec le matos, y a du collectionneur dans le coin. Pièces détachées, maillots, outils, accessoires… tout est d’époque et semble avoir une valeur certes financière mais surtout historique. Comme si chaque objet avait un vécu, une histoire à nous raconter. Je m’empresse quand même d’avancer pour arriver sur le stand de notre collectionneur préféré, j’ai nommé, Lorenzo Savarino. Chaque année le déplacement se fait en famille chez les Savarino. Je retrouve donc à ses cotés Valérie, sa femme dont je vous avais vanté les mérites lors de notre visite chez eux avec le Rock’n Rollin, et leurs deux fils Stefano et Enzo.

C’est vraiment agréable de se voir dans ce environnement là. Certes, toujours grâce au vélo mais loin de Paris et de ces autres contrées de banlieue. 
Lorenzo est l’heureux propriétaire d’un Pinarello chromé qui suscite l’intérêt de plus d’un… « Quanto costa la Pinarello ? » demande l’un d’entre eux… « Venduto » lui répond Lorenzo. Ce connaisseur repart alors dépité et déprimé quand il apprend le prix auquel il est parti.



C’est aussi le moment de croiser nombreux personnages hauts en couleurs et en accessoires. Pour certains c’est une drôle de combi verte, pour d’autres des vélos plus anciens que les anciens, ou encore une chouette. Oui une chouette, avec laquelle ce monsieur se balade sur son guidon de vélo. Et puis pas mal à l’aise du tout il passe ses coups de fil alors que tout le monde se rassemble autour autour de lui.



Après m’être baladée parmi ces trésors de « guerre » et avoir croisé tout ce monde, je rejoins mes camarades du Poulet Sportif pour le déjeuner. L’occasion de partager nos premières impressions sur le village, l’ambiance, nos vélos… Oui, nos vélos, parce qu’après le déjeuner nous avons une petite balade pour nous mettre en jambe pour le lendemain. Autant vous dire que je suis ravie d’enfourcher ces bécanes qui n’ont plus d’âge, avec ces guidons grâce auxquels on a le nez sur le bitume et dans lesquel il faut mettre ses pieds dans des sortes de broche à poulet… VS mon fixie, avec mon petit guidon relevé, avec des straps dans lesquels je glisse mes pieds pour ne pas abîmer le bout de mes chaussures… Bref, je suis là pour faire des photos et écrire un article ! 

La motivation me gagne quand même à la vue de toute l’agitation autour du départ. Appareil photo en bandoulière, je pars. Je me retrouve rapidement non loin de Laurence et de Joffrey. Laurence que j’ai connu dès notre arrivée à Pise et avec qui je rigole bien. Joffrey, lui est un Poulet Sportif, qui fait parti des ces personnes que j’avais déjà croisé en soirée. Tranquillou on avance et après quelques kilomètres, d’un coup je me dis « tiens c’est bizarre, quand je pédale, il ne se passe plus rien », un petit coup d’œil vers mes pieds, mince, j’ai déraillé. Rien de bien grave. Joffrey, gentleman, me répare ça rapido. Je mets mon petit pied dans la broche à poulet rôti et crac, impossible d’avancer, ma pédale est bloquée et du coup je défonce le bout de ma chaussure… Qu’est-ce que je disais ??? VIVE LES STRAPS ! Impossible de faire avancer le vélo, la roue touche le cadre. Comment c’est possible, je ne sais pas ! Et là, grand mystère pour Jojo et moi, que faire ? Ce n’était pas sans compter l’arrivée d’un gentil touriste, dont la femme lui a dit de nous venir en aide. Il essaie tant bien que mal de remettre cette foutue roue droite, mais rien a y faire. Il me propose donc de mettre mon vélo dans sa voiture et de me ramener à Gaiole. Si c’est pas trop gentil ça… Malheureusement pour Joffrey, pas de place pour son vélo. Il fera le retour tout seul. Merci pour ta solidarité M.Jo.
Je prends alors une décision cruciale pour la suite: je décide de ne pas faire la course le lendemain. Une chaleur de plomb, impossible de faire des photos en roulant et surtout pas envie de faire 38km toute seule parce que je m’arrête toutes les 10 min pour prendre des photos et laisser passer tout le monde. 
D’autant que par chance des journalistes de France télévision sont parmi nous et ils ont à disposition une voiture et une moto ! Héhé, à moi le confort pour faire mon reportage !

De retour à Sienne en fin de journée nous avons à peine le temps de nous rafraichir que nous repartons pour le « Social diner du Coq Sportif ». Ce trajet nous a tué ! Spéciale dédicace à Marie-Julie et Joffrey avec qui nous avons péniblement vécu la fin du trajet. 
De retour à Gaiole nous arrivons sous une tente géante sous laquelle se trouve une quantité incroyable d’italiens parlant plus fort les uns que les autres. Certains d’entre nous n’avaient pas fait l’aller-retour, la bonne idée, et étaient déjà en train de chanter avec leur voisins de table. Pour ne pas les citer, Marc et Fuego, avaient une bonne longueur d’avance sur nous. Après une bonne San Pellegrino, je pouvais attaquer la soirée. Une fois de plus, ça papote dans tous les sens et je découvre de nouveaux voisins de table. 

Mais ce qui m’anime à ce moment là, c’est de savoir que mes amis du Rock’n Rollin sont arrivés dans l’après-midi et que je vais les retrouver. 

Ces vieux fous ont fait le voyage en train couchette de Paris à Florence et se sont tapés les 65 km de Florence à Gaiole à vélo; la veille de la course. D’autant que 8 mecs qui partent ensemble en train de nuit sont assurés de ne quasiment pas dormir… A la fin de l’article, vous pourrez voir le très bon film de Julien Rideau, qui les a suivi pendant ces 3 jours avec Yann Ross. Au menu: du n’importe quoi, du vélo, de la sueur, du soleil et des gags en tout genre. 
Je les retrouve donc, un peu abattus, après le diner. Enfin,… abattus pour la plupart ! Parce qu’il faut savoir que Fred, n’est jamais vaincu. Il a eu la bonne idée d’allumer un petit feu d’artifice en plein village, histoire de se faire marrer !
Nous écourtons, ces messieurs sont fatigués.

Avec mes acolytes du Coq, à qui j’avais promis bières et rigolades, nous retournons à la buvette… Avec Mehdi, nous sommes quand même bien décidés à boire cette bière. Nous allons dans le village dans le seul bar ouvert et qui ne va pas tarder à fermer. Il est à peine 23h… De retour avec nos compagnons de voyages et après quelques cris stridents de nos chers hôtes devant un karaoké, nous repartons à Sienne, la journée du lendemain risque d’etre longue.

Dimanche 2 Octobre 2011, 26°C à l’ombre. Jour J.
Comme d’hab, nous sommes en retard. Pour les plus courageux qui se sont lancés pour les 135 ou les 205 km, le départ était à 5h du mat, pour les autres le départ est prévu à 9h. Nous, à 9h on quittait à peine l’hôtel. Bon, pas de pression non plus, ce n’est pas une course mais un cyclotour. Donc, pas de chrono, pas de dernier ni de premier, mais bon quand même… A l’approche du village nous commençons à croiser quelques cyclistes. Le ton est donné: à l’ancienne. Pas un seul ne déroge à la règle. Nous re-croisons même l’homme à la chouette, son téléphone encore à la main. A croire que c’est le sosie de Pounk (private joker, sorry).



Ca y est, nous sommes proche du départ. Chacun récupère son vélo et se dirige vers la ligne de départ. Un spécial Merci à Julie et Marie-Julie à ce moment pour gérer ma valise et tout mon bardât.
Chacun s’échauffe, fait deux trois étirements, pour faire genre. La décision de faire les 38 km ou les 75 km est prise. J’encourage les copains, je fais quelques portraits et hop je file rejoindre David et Nicolas les journalistes de France TV. Pour eux ça n’a pas été aussi facile que pour nous. Ils se sont levés à 4h du matin pour être sur le premier départ. Ils partaient suivre Pedro Delgado. Ce monsieur est le dernier à voir porté le dernier maillot jaune du Coq Sportif. C’était en 1988. David, Rémi et Nicolas avaient fait leurs images avec Pedro et pouvaient désormais profiter de la course plus tranquillement. « C’est toi la patronne à bord » me dit David. Bien, qu’il en soit ainsi. Mais le seul problème, c’est que notre chauffeur était un local qui ne parlait par un traitre mot ni de Français, ni d’Anglais… Alors que nous essayons de lui expliquer que nous voulons suivre scrupuleusement la course, il comprend qu’on veut prendre un raccourci et donc manquer toute le début du parcours ! Bref, tant bien que mal nous arrivons à lui faire comprendre à l’aide de la carte par où nous voulons passer et nous reprenons la route.
Dès les premiers kilomètres, le dénivelé se fait sentir et les premières gouttes de sueur coulent sur les fronts. Mais la première belle surprise du parcours arrive après quelques kilomètres quand nous attaquons la montée d’un petit chemin au milieu d’arbres. On devine encore les torches du matin qui éclairaient les plus courageux qui ont pris le premier départ. Nous stoppons la voiture pour apprécier ce lieu et pour encourager les copains du Coq qui commencent à tirer la langue. Je ne citerai personne,… !



Arrivés en haut de ce chemin, les arbres laissent place à la première route blanche. La vue est dégagée sur plusieurs kilomètres de collines, de vignes, de chemin et de bosquet. D’un coup, j’ai la sensation de prendre une grande bouffée d’air frais. J’en prends plein les yeux. La première « Strada Bianca » est très impressionnante. La lumière est dingue ! Le soleil magnifie la blancheur de ce sol blanc qui contraste avec un ciel bleu éclatant. 

Déçue d’avoir raté le départ de mes coupaings, je guète quand même les cyclistes pour voir si le Gaing aka le Rock’n Rollin ne traîne pas dans le coin. Quand, enfin au loin, je repère un Jersey d’un blanc étincelant. Je stoppe le chauffeur à la hâte, « momento momento » lui dis-je en lui tapant sur le bras.
Ils sont quasi tous là. Je leur saute dessus et leur claque la bise, ravie de les voir sur cette Strada Bianca. J’en profite pour faire quelques photos et récupérer leur premières impressions. François, Benoît et les frères Savarino étaient déjà présents sur le parcours en 2010. En revanche c’est une première pour Pounk et Fred. Pounk n’est pas là  ce moment là mais Fred me fait part de son enthousiasme et des difficultés qu’il sent arriver. 



Je continue ma route. Quel plaisir de saisir cette lumière dans mon viseur et de voir tous ces passionnés de la bicyclette rouler dans ce paysage idyllique. Je n’en reviens toujours pas de cette lumière si intense qui vient sublimer ces maillots d’époque, tous plus beaux et originaux les uns que les autres.
Notre prochain stop se fait en bas de cette première route blanche. Je retrouve Cyril du team Bicycle Store complètement dépité, sa roue arrière dans la main droite et sa chambre à air dans sa main gauche. Rien sur lui pour réparer, la course s’arrête là pour lui. Nous chargeons son vélo dans la voiture, quand, soudain je repère au loin puis très vite sous mes yeux, un maillot orange fluo. Je le reconnais, c’est mon bon Pounk qui arrive comme une bombe. Il attaque le virage de transition entre route blanche et bitume si vite que j’ai peur qu’il ne dérape et pour finir dans les vignes. Ouf, il est passé. On se dira bonjour plus tard ! 
Une fois dans la voiture Cyril nous raconte son début de course. Lui aussi, émerveillé par le paysage et il nous explique quel plaisir il a d’être ici.



Au fil de la course, le dénivelé et les contraintes du parcours se font de plus en plus sentir. Rouler sur le bitume en montant c’est déjà difficile, mais sur une chaussée revêtue d’un sol sableux est encore plus difficile. Un sol sableux, chez moi on dirait de la « tapissette », mais en français c’est, clapissette, bref comme sur les terrains de pétanque. Vous voyez sans doute de quoi je parle. Tout ça pour dire, que c’est assez difficile de rouler sur un sol glissant, les roues dérapent. Selon les parcours vous pouvez quasi doubler le nombre de kilomètre prévus. Rendez-vous compte de la fatigue et de l’effort que cela représente !

Ce qui est étonnant dans cette course c’est la diversité des participants. Du plus jeune au plus âgé, du plus amateur au plus entrainé, ils sont tous là par plaisir et par passion. Une des rencontree les plus étonnantes est ce duo de papys sans âge.

Italiens et coriaces ils font cette course en pignon fixe. Chose impensable pour 99% des participants, pour eux ce n’est pas faisable autrement. En voyant que je suis française, l’un d’entre eux me montre qu’il roule avec un vieux Peugeot. Vu leur grand âge, ils se contentent désormais de faire les 38km.
Assis sur un muret le temps d’une pose ils attirent la curiosité. Ils sont sans doute les personnes les plus photographiés de la course. 

Nous continuons l’ascension des routes blanches. Toujours stupéfaits par ce soleil et cette lumière, avec Cyril nous ne pouvons pas nous m’empêcher de mitrailler les cyclistes que nous croisons. 
Je retombe de temps en temps sur mes amis du coq Sportif. Il semblerait que sur cette première partie du parcours les Anglais soient en tête. Arrivés sur un lieu de repos ou les coureurs peuvent remplir leur gourde, nous retrouvons les compagnons de Cyril, Alex et Simon. Ce bon Marc Sich est lui aussi présent. Un peu d’ombre et d’eau fraîche sont les bienvenues. Cyril désespère de ne pas pouvoir continuer la course jusqu’à ce qu’un mécanicien arrive pour l’aider à réparer sa crevaison. 

J’allais remonter dans la voiture quand je vois arriver cette belle bande de Pedoks du Rock’n Rollin. Les journalistes avec qui j’étais devaient repartir rapidement pour rejoindre leur caméraman. Dommage. Il devra attendre plus longtemps que prévu. Tous les copaings sont là, je ne peux décemment pas partir.
Marc tire la langue, Alex et Simon aident Cyril à réparer son vélo et le Gaing fait une arrivée fracassante, comme toujours. Tito et ses potes (équipe de photographe et de caméraman du Coq sportif) arrivent aussi à ce moment la. Je les ai tous sous la main, je profite alors pour demander Gaing de se réunir pour faire une photo de groupe. J’entends derrière moi un « tu n’y arriveras jamais » de la part de Julien. Qu’a cela ne tienne, je renouvèle ma demande et les voilà devant nous accompagnés des brothers Savarino et de Fabien. En grands enfants qu’ils sont, il ne peuvent pas s’empêcher de faire des conneries. Des oreilles d’ânes, puis les gourdes et les bouteilles d’eau qui se vident les unes après les autres sur les têtes des copains. On se croirait à la kermesse ! Tout le monde en prend pour son compte. Nous assistons même à un grand moment de cinéma avec Fred et son Kitkat. A voir dans le fil de Julien Rideau. Je n’en dis pas plus.



Ce n’est pas tout, il faut quand même repartir. Un peu plus loin, nous arrivons à la bifurcation entre les 38 et les 75 km. Nombreuses personnes avec qui j’ai fait le voyage prennent la direction des 38km et Dieu que je les comprends ! C’est vraiment très difficile. Je croise Laurence, « c’est génial » me dit-elle « mais je prends la direction des 38km, c’est trop hard ».

C’est ici que je descends de la voiture pour continuer la course sur une moto. AU TOP la Paulette ! Plus facile pour prendre des photos et bien plus agréable d’être à l’air libre sous cette chaleur. Une fois de plus nous n’avons aucun mot en commun avec le chauffeur mais nous arrivons à nous comprendre avec des signes. 
Nous croisons de moins en moins de cyclistes sur ce parcours. Je suis épatée par leur courage face à la difficulté. Je n’ose même pas imaginer ce qu’il en est pour ceux qui sont partis depuis 5h du matin pour se taper les 200 bornes ! Faut vraiment être fou ! J’ai l’impression que les montées se succèdent et qu’à aucun moment ils ne peuvent profiter du paysage et se laisser porter par une descente. 



Enfin un moment de repos à l’horizon. Nous arrivons à Radda in Chianti. C’est le premier ravitaillement. De bien jolies italiennes, habillées en tenue du début du siècle, sont là pour approvisionner le buffet de pain à l’huile d’olive et de pain au vin. « Tu devrais goûter Caro, c’est vraiment bon » me dit Mehdi. Euh, comment te dire… Eurk ! Contrairement à eux les 40 derniers kilomètres je les ai fait dans une voiture et sur une moto, perso, je n’ai pas trop besoin de reprendre de force. Je me suis contentée des tartines au Nutella… !!! Une partie du l’équipe du Coq est là. Patrick, Mehdi, Lilian et deux ou trois autres sont là. Mehdi s’étire, Lilian essuie son front et Patrick reprend des forces. Chacun est heureux d’être là mais tous me disent la même chose « c’est dur, très dur ». Encore plus décourageant pour Medhi qui enchaîne les crevaisons. Il finira la course tout seul, mais fier d’être allé jusqu’au bout. 



Au loin je vois une tête bien familière, c’est celle de Jean-Fred. Je ne l’ai croisé que rapidement en début de course. Lui aussi a le front remplie de sueur et les traits tirés. Pourtant habitué à rouler, il accuse quand même le coup. Il est accompagné de nounous que j’ai connu sur La Patrimoine. 

Allez, hop je remonte derrière mon chauffeur, direction Gaiole in Chaint. Malheureusement je dois écourter la poursuite de la course, dans 2h je dois partir pour Florence pour prendre mon avion retour. Trop dommage, mais c’est ainsi.
De retour à Gaiole je rejoins les les copains du Coq qui ont dignement terminé leur 38 km. Fiers d’eux, ils me racontent leur plaisir d’être arrivés à bout de cette course. Mais aussi leur moment de découragement quand les montées n’en finissaient pas. En revanche, toute la clique de filles des Poulettes Sportives est étonnamment fraîche et reposée… Les coquines m’avouent à demi-mot qu’elles ont fait la course en voiture et qu’elles se sont baladées sur les routes blanches à pied. Je passe un peu de temps avec Marie-Julie, Julie, Cerise, Joffrey et Elisha avant mon départ pour recueillir leurs impressions sur ce week-end.
Le bilan est clair. Sans vouloir se la raconter fayot ou bisounours, on s’est vraiment régalé et amusé. Tous les ingrédients étaient réunis pour repartir booster et plein de souvenirs en tête.

Je quitte Gaiole pour l’aéroport de Florence avec Will, Claudia et Dorian. Je ne sais pas quel est le nom de famille du chauffeur de cette navette, mais je pense qu’il pourrait facilement s’appeler Alonso ou Schumacher. Horrible !!! Tellement en avance en arrivant qu’on aurait presque pu faire du tourisme à Florence avant de prendre l’avion !!!
Avec la belle et douce Claudia, rejoint plus tard par Will, nous nous posons pour grignoter avant le décollage… On se raconte tous les trois nous anecdotes du week-end et nous tombons d’accord sur la seule et unique personne qui a dénoté durant ce week-end. Will, Claudia, vous savez de qui je parle. D’autres sauront certainement aussi à qui je pense. 

Bref, j’ai fait L’Eroica édition 2011 ! 

Un grand merci au Coq Sportif de m’avoir pris dans ses valises et de m’avoir permis de rencontrer toutes ces personnes dans cette très belle région d’Italie. 
On remet ça quand vous voulez les Poulets !
Si vous voulez en savoir un peu plus sur eux, c’est par ICI que ça se passe.

Une pensée pour tous ceux que je n’ai pas cité mais que j’ai croisé et avec qui j’ai une petite histoire: Jean-Benoit, Pierre, Bérangère, Bruno, Fred, Greg, Lucie et les autres… 

PS: Fuego est le seul à avoir fait les 200 km. Il m’a été rapporté qu’il a été accueilli en héros le soir, lors du diner. « Je suis venu pour faire 200 km et rien d’autre » m’a-t-il dit avant de monter dans l’avion. Bravo l’ami pour cette performance.

Par ICI retrouvez la suite du report photo.

Report vidéo du Rock’n Rollin par Julien Rideau.



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5 Comments

  • Reply Anonymous 22 novembre 2011 at 18 h 30 min

    Super sympa de lire ton blog la belle !
    Ca me fait vraiment plaisir et tu peux pas savoir comment toutes ces belles images me reviennent en tête.
    Ce weekend restera gravé…pour tellement de choses.
    Je t’embrasse, merci encore pour tes gentils commentaires à mon égard, je suis très touchée.
    J’espere te revoir très vite.
    Un énorme bisou 🙂

  • Reply Anonymous 24 novembre 2011 at 7 h 50 min

    mortel le come-back merci paulette oui je vois bien de qui tu parles pfffff remarque elle nous aura bien fait rire ..
    @ vite et encore bravo .
    w.

  • Reply Paulette 24 novembre 2011 at 23 h 53 min

    Merci les 2 Anonymes qui ne sont pas si anonymes que ça !
    J’espère à très vite !
    Des bises.

  • Reply popo 16 décembre 2011 at 14 h 27 min

    Toujours un vrai régal tes articles!!

  • Reply Paulette 17 décembre 2011 at 23 h 47 min

    Merci Popo ! Longue vie à ton blog ! http://donottellmymum.blogspot.com/
    Je like like like !

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