Bike Polo, Event

REPORT EHBPC 2012.

10 août 2012
Dans un précèdent post je vous annonçais l’arrivée imminente de plus de 48 équipes de Bike Polo à Paris pour les EHBPC 2012. Cela se passait à l’Espace Pailleron les 20 et 21 juillet dernier.

Dès le jeudi 19 juillet je suis sur les terrains pour aider à leur montage.
Arrivée à l’Espace Pailleron vers 14h, je retrouve les habitués du Paris Bike Polo et de nombreux joueurs Français. Je fais aussi la connaissance de certains dont je perçois un fort accent. A mi chemin entre l’accent canadien et l’accent belge, je comprends que ce sont des Suisses. Venus prêter main forte aux Français, les membres de L’Equipe et des Iron Ponies sont là. Perceuses et visseuses à la main, le montage des murs des cours s’enchainent. On sécurise les bordures des terrains, on peint les goals pendant que d’autres collent les affiches, nettoient ou coupent du bois. Par la force des choses Hugo s’est même transformé en menuisier. 

Pendant ce temps là, aux invalides se déroulaient les Wildcard. Les Wildcard se sont des qualifications pour accéder aux tournois pour les équipes qui ne se sont pas qualifiées directement. Sur les 16 équipes en lisse, 3 d’entres elles ont un place à gagner pour rentrer dans les premières phases de qualification des EHBPC. 

Vendredi matin, arrivée sur le terrain à 10h. La première poule dispute ses premiers matchs. Les joueurs des poules suivantes arrivent petit à petit et les terrains se remplissent. On boit un café, on circule entre les terrains et l’espace des joueurs, entre le stand de La Bicyclette, stand de réparation de nos amis les Savarino, et la tente de l’orga. On retrouve ceux qu’on n’a pas vus depuis longtemps, on fait connaissance… Les équipes passent au check-in matériel, les arbitres se mettent en place. Marc s’affaire encore et toujours à coller des affiches, Hugo ne cesse de couper du bois, JFran est en goal-ref (goal référent derrière les cages de but)… Tout le monde prend et trouve sa place. La première journée avance désormais au rythme des annonces des matchs par Martin. 



Les 48 équipes présentent, n’ont qu’une idée en tête: se qualifier pour le lendemain. Pour ça, elles vont devoir disputer 6 matchs dans leur poule respective. A l’issu de ces 6 matchs, 4 équipes par poule seront éliminées. Le calcul se faisant en fonction du nombre de points gagnés selon si un match a été gagné, perdu ou nul et du goal-average.  

Dans la première poule deux équipes françaises, les Hooks et les Goal Diggers, se sont qualifiées, de même que les Cosmic, malgré la blessure de Ruppert en tout début de journée. Les Edison et les Bisons sont aussi de la partie pour le lendemain.



Au loin, je vois arriver mon ami Brendan avec ses coéquipiers Emmet et Luca. Rappelez-vous, je publiais son portrait au début de l’été. Rencontré à Londres, chez lui, cette fois-ci c’est à Paris que nous nous retrouvons. Membre des Dead Rappers, il ne tarde pas à se mettre en place pour jouer son premier match dans la poule de mi-journée. En plus des Dead Rappers, se préparent aussi nos français: les Chacals, les Call Me Daddy et les Hells Prospect. Amis en dehors du terrain, pour la plus part d’entre eux, ils doivent désormais s’affronter sur le « hardcourt » pour aller chercher le meilleur de leur jeu et passer ce premier tour de qualification. Attachée à tous ces joueurs je ne saurais lesquels encourager le plus. Les matchs sont serrés, le niveau est là. D’autant que dans cette poule on retrouve aussi L’Equipe, triple champions d’Europe et les Vices Champions du Monde, les Call Me Daddy. Les matchs s’enchainent. Martin et Bidou les annoncent au fur et à mesure, les tableaux se remplissent et les trois terrains ne désemplissent pas. Les résultats arrivent. Ouf, tous les français sont qualifiés de même que les Suisses et les Anglais. 

 
 


S’en suit, avec un peu de retard, la poule de fin de journée. Parmi les 16 équipes on retrouve, entre autres, nos chers parisiens des Cocorico, mais aussi les bordelais de Ma Couille, les Spring Break, les favoris du côté anglais, et les Suisses des Iron Ponies et des Moteurs Fuckers. 
21h30, ça joue toujours. Le temps presse, le soleil commence à se cacher derrière les immeubles qui cernent les terrains. Pas le temps de sortir du terrain que les suivants frôlent déjà le sol de leurs roues, les conditions commencent à être difficile. L’orga décide alors de remettre au lendemain matin, à la fraîche, les derniers matchs.

 


Samedi 8h30 arrivée matinale à l’Espace Pailleron. On entend déjà les encouragements des spectateurs, les arbitres mènent la danse sur le terrains, les maillets raclent l’asphalte,… On entend des rires, ça discute et ça parle stratégie de jeu… Pas de doute, nous sommes bien au commencement de cette dernière journée déterminante des Championnats d’Europe de Bike Polo. Les Cocorico disputent leur dernier match de poule avec hargne et ferveur, ils veulent leur qualification. 10 min plus tard, c’est fait, les Cocorico accèdent aux phases finales. 



La déception pour certains, le soulagement pour d’autres et une immense joie pour tous les qualifiés. Nous connaissons désormais les 32 meilleures équipes européennes. 

Pour cette journée de phase finale, le processus de qualification est différent. Deux tableaux: le Winner Braquet et le Looser Braquet. Tant qu’une équipe gagne elle reste dans le Winner Bracket, dès qu’elle perd un match, elle passe dans le Looser Bracket. Une fois dans ce tableau, elles n’ont plus droit de perdre un match sinon, c’est l’élimination. Détails des matchs et des tableaux par ici
Le jeu et la passion sont au rendez-vous, au fil des matchs le niveau est de plus en plus élevé. 
Arrive un match que je redoutais, Les Chacals contre les Dead Rappers. Benou contre Brendan ! René contre Emmet dit le little René. Malheureusement pour Les Chacals, les Dead Rappers l’emportent et se qualifient ainsi directement parmi les 16 équipes qui vont d’office aux Championnats du Monde. A une place de la qualification les Chacals obtiennent quand même une place pour les WildCard ainsi que les Goal Diggers et les Hells Prospects. Se retrouvent également pour les Wildcard de Genève, Les Tigers, coté Italien et les Dirty Sanchez pour les Espagnols. Restent encore en lisse, côté Français, les Hooks, les Call Me Daddy et les Cocorico.

 



Le monde afflue de plus en plus et les abords des terrains sont de plus en plus inaccessibles, chacun veut sa place au soleil ou assis pour regarder ces matchs qui opposent les meilleures équipes. Anglais, Irlandais, Polonais, Espagnols, Italiens, Allemands, Hongrois, et autres habitants du Bénélux regardent avec assiduité et concentration ce qui se passe sur les cours A et B. Nombreux sont aussi les amis et sympathisants du Bike Polo et du Pignon Fixe. On note la présence de plusieurs coursiers parisiens, de tricksers mais aussi de nombreux novices venus découvrir cette discipline qui commence à faire du bruit dans le monde du vélo. 
L’étau se resserre. Malheureusement pour les Cocorico se sera la 5e place après une deuxième défaite contre les Edisons.



Les Call Me Daddy n’ont toujours pas perdus de match et n’ont pas l’intention d’en perdre un seul. Les Hooks sont eux aussi toujours dans le Winner Bracket. L’Equipe et les Edisons passent dans le Looser Bracket mais rien n’est perdu tant qu’ils en restent à une défaite. Les matchs ne se jouent plus en 10 min mais en 12. 2 min de plus qui font une sacrée différence dans le jeu et dans la fatigue. Les encouragements et l’ambiance autour des terrains sont de plus en plus intenses. Chacun y va de son cri de guerre ou de son commentaire. Les Edisons enchaînent les matchs à 5 points dans le Looser Bracket. Ils sortent L’Equipe. Les Hooks viennent de se faire sortir par les Call Me Daddy lors de la finale du Winner Bracket, et se font malheureusement éliminer par les Edisons. Ca y est, on a notre première finale. Call Me Daddy vs Edisons. Si les Call Me Daddy gagnent ce match ils seront Champions d’Europe, s’ils le perdent, ils auront une deuxième chance de gagner étant donné qu’ils n’ont perdu aucun match jusqu’alors.
« 3, 2, 1 POLO !!! » le match commence. En bordure de terrain pas un centimètre carré de libre. On entend notre légendaire coursier parisiens, JBoule, donner son avis sur tout, les Allemands s’égosillent à crier le nom de Edisons pour les encourager et les mains claquent le bois des barrières pour donner de l’entrain aux deux équipes. Les Edisons marquent le premier but, Will, dit Lefty Will, leur répond très vite. Le jeu est rapide: accélération, blocage, pied à terre, reprise, shoot, rage, déception, sueur… 


On est à égalité, 4-4. Les Call Me Daddy veulent gagner ce match pour rester invaincus sur le tournois. Les Edisons n’ont pas l’intention de se laisser faire. Greg est dans les goals, Will est au coude à coude avec le 15 des Edisons, il déjoue son blocage en milieu de terrain, Polo s’interpose et le Lefty Power fait le reste. Will, fait un tour pour maitriser sa balle puis il shoot avec efficacité et dextérité. La balle rentre dans la lucarne par un trou de souris que les deux Edisons en place ne pouvaient protéger. C’est l’explosion de joie, ça y est, les Call Me Daddy sont Champions d’Europe. Ils se sautent tous les 3 dans les bras. Joueurs et amis ne tardent pas à passer par dessus les barrières pour les rejoindre. Le terrain se remplie, les uns sont félicités les autres sont consolés. Le fairplay et la complicité des joueurs en dehors du terrain donnent un joli concentré d’émotions. 

Marc rassemble tous les joueurs sur le terrain pour la photo de groupe.Tous réunis devant nos objectifs, on perçoit la joie et le bonheur qu’ils ont d’être ici et d’avoir participé à ces championnats d’Europe. 

Arrive ensuite la remise des prix et les remerciements. Par ici vous trouverez le classement et toutes les récompenses. Mention spéciale pour le MVP (Most Valuable Player), Mo des Edisons et à l’équipe des Ma Couille pour leurs tenues.

Vers 21h30 nous commençons à quitter les terrains pour aller dans le 10e, à la Cerise Bleue, chez Paolo. J’entraine avec moi les Tigers, Dead Rappers et quelques autres joueurs. Nous arrivons Impasse des Petites Ecuries. Les personnes assises en terrasse se demandent ce qui se passe et qui sont tous ces bonhommes, et ces quelques filles, qui arrivent avec leurs vélos et cet espèce de bâton dans le dos. Dans peu de temps ils n’auront plus le choix, il faudra faire avec nous vue le nombre que nous sommes. Nous continuons et terminons ensuite la soirée sur le Canal St Martin. JBoule se fait à nouveau remarquer en plongeant comme à son habitude dans le canal. Il entrainera même avec lui Tobia des Tigers qui n’a pu résister en le voyant faire un dos crawlé. Marc relâche la pression, Brendan ne lâche pas ses bières et je ne veux plus lâcher le Polo. Cento se ravie de voir son co-équiper faire n’importe quoi, Rob l’américain joue à l’américain et le petit Alex n’est pas encore couché ! Tout va bien. 
Il est temps de se dire au revoir. On se réjouit de s’être revus et/ou d’avoir fait connaissance et on se donne rendez-vous à Genève mi-août. 

Je viens de vivre mes premiers Championnat de Bike Polo. J’en ai pris plein les yeux. Merci.
Merci et bravo à Marc, Léo et Hugo pour votre accueil et pour l’organisation. Merci à tous les joueurs avec qui j’ai passé du temps qui m’ont aidés à mieux comprendre le Polo. 

Rendez-vous à Genève du 14 au 18 Août. Ca va jouer et ça va « chiller » au bord du Lac Léman. Mais ça va surtout se baffrer de chocolat me concernant ! Pour connaitre toutes les infos sur les WHBPC 2012 cliquez ici.

Plus d’images/more picture here.

Et par ici un beau résumé en vidéo.

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